MALTE WOYDT

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Blacks

“Je n’aime pas les Blacks, tout d’abord parce que nous sommes en France, et qu’en France on parle français. C’est bien la moindre des choses.
La blackitude est un produit qui a trois sources principales. La première est sociolinguistique et c’est que j’appelle les édulcorations coupables. La deuxième est le fruit du rejet dont ceux qu’on nomme les Blacks se sentent victimes. La troisième, c’est en référence aux USA. …

[1] Les hommes de race dite noire sont des négroïdes. Leur véritable appellation devrait donc être Nègre. Dans tous les cas, c’est l’appellation originale. Cette appellation a été utilisée pendant des siècles et jusqu’au lendemain de la traite. Mais après la traite … le mot Nègre est devenu péjoratif. …

Pendant la colonisation, le Nègre est devenu Noir. Je ne sais s’il a gagné à ce changement, d’identité. Mais l’assimilation de tout ce qui est mauvais à la couleur noire me pousse à croire qu’il s’agit plutôt d’une régression. …
Aujourd’hui, le mot Noir est aussi devenu une insulte. …

[Ces] édulcorations linguistiques renvoient au sentiment de culpabilité que ressent l’homme blanc envers les peuples qu’il ne cesse de soumettre ou d’exploiter. Elle est tout aussi pathétique pour le Blanc qu’injurieuse pour le Noir, cette tentative de gommer l’histoire sans en subir l’exorcisme, sans en réparer les dégâts, en refusant d’affronter ses mauvais actes comme la colonisation, l’esclavage, la ségrégation raciale, de penser qu’on les gomme de l’histoire juste par une fuite en avant, juste en changeant les mots. Il est dévalorisant pour le Noir, ce recours permanent à l’amnésie collective, position que l’on trouve politiquement correcte. Si le mot Noir perd son sens négatif dans le dictionnaire, il le perdra aussi dans la perception populaire. C’est dans ce sens qu’il convient d’agir.

[2] Ces contorsions linguistiques montrent clairement que le Blanc ne considère pas ces peuples comme ces égaux. … À quoi cela sert-il de débaptiser les Nègres tous les cinquante ans si l’on ne change pas le regard que l’on pose sur eux ? Je trouve ces simagrées coupables et même humiliantes.

[3] Entre-temps l’espèce ‘black’ est apparue dans le paysage social français. Ce terme s’applique aux jeunes d’origine noire – africaine ou antillaise – qui l’ont repris entièrement à leur compte, tant et si bien que l’on pourrait se demander s’ils n’en sont pas les inventeurs. Le véritable créateur reste la société qui a mis en place depuis bien longtemps le système des euphémismes.

Si les jeunes Noirs ont repris cette appellation à leur compte, c’est parce qu’ils sont convaincus qu’ils sont rejetés et ségrégués par la société française. L’unique fondement de ce rejet est la couleur de la peau. Ils se considèrent très rarement comme africains, ivoiriens, camerounais, congolais ou encore maliens, sénégalais. Ils sont français, mais différents. La fraternité qui lie les adultes venant du même État africain – Mali, Sénégal, Cameroun, etc. – ne les concerne pas … ces enfants ne se regroupaient pas selon les origines de leurs parents. Fortement bestialisés, comme une meute, ils s’associent sur les critères d’espèce à défendre, et de territoire à protéger. …

Comme ils sont blacks, ils appartiennent à la planète black, À une internationale black dont ils savent que les membres sont rejetés dans tous les pays où ils sont en minorité, et même parfois en majorité, si l’on pense à l’Afrique du Sud de l’apartheid. Ainsi, ils tirent leurs références de ce qui leur apparait comme le paradis de la blackitude, les USA. …

Je me souviens du voyage que Kodjo … avait effectué aux USA, il y a une dizaine d’années, juste après sa majorité, avec quelques amis de quartier. … Un beau matin … ils s’embarquèrent pour New York avec pour viatique leurs rêves et leurs ambitions et la certitude de voir enfin des Noirs heureux. … Dans la rue, c’est l’horreur ! Tous les mendiants qu’ils rencontrent, ‘sauf un’, précisent-ils, sont des Noirs. Des centaines des Noirs … qui ont été détruits par l’héritage sociologique de l’esclavage, qui n’ont ni âme ni ambition, ni repères, ni diplômes, ni travail et qui passent la vie à mourir lentement. Quand nos jeunes explorateurs reviennent en France, ils se sentent plus français que jamais. …

Aujourd’hui, les Blacks continuent à être subjugués par les États-Unis, dont ils adoptent la mode des ghettos noirs, imposés par les rappeurs : bandana unicolore sur la tête, pantalons informes, immenses porte-clés-porte-médaillons. …

Le hip-hop n’est plus ce qu’il était et le basketball s’est essoufflé. Pourtant, les Blacks conservent la même rage, décuplée par l’inactivité. … Rien de plus désolant que ces enfants noirs entre cinq et dix ans, que l’on voit en grappes dans les supermarchés, les transports en commun, les places publiques, les parcs …

Pendant ce temps, la société dort en paix en parlant de Liberté, alors qu’elle prépare ces enfants à ne plus en avoir dans un avenir proche ; en parlant d’Égalité alors qu’on les prépare à être inférieurs à cause de leur déficit d’éducation : en parlant de Fraternité alors qu’on en a fait d’éternels étrangers. En effet, ils deviendront français quand vous cesserez de voir en eux des Blacks et quand ils seront redevenus des Noirs, tout simplement.”

aus: Gaston Kelman: Je suis noir et je n’aime pas le manioc. Paris: 10/18, 2005 (2004), S.120-132.

Abb.: damali ayo: Flesh tone, 2003, custom mixed house paint matching face, arms, belly, back, thigh, breast and palm. damaliayo.com.

12/21

06/12/2021 (18:08) Schlagworte: FR,Lesebuch ::

Weltanschauung

“Ich kannte so viele Vereine, die die Welt durch Lebensreform, durch Pädagogik ändern wollten, wie ich Splittergruppen der sozialistischen Parteien kannte. Es gab nicht eine, die nicht zeitweise richtige Argumente vorbrachte, und auch nicht eine, die nicht in extremen Situationen ins Abseits führte. Vieles zu wissen – und wann weiß man genug? – und sich nicht in der Aktivität hindern zu lassen, war besonders schwer …”

aus: Max Fürst: Talisman Scheherazade. Die schwierigen zwanziger Jahre. München/Wien: Hanser 1976, S.134

11/21

28/11/2021 (16:51) Schlagworte: DE,Lesebuch ::

Wendehälse

“Es sollten nicht Meinungen übertragen, sondern erarbeitet, das Denken und die Verantwortung für die Entscheidung sollte keinem abgenommen werden, damit er immer aus eigener kritischer Sicht Entscheidungen fällen könnte.

1935 hatte ich im KZ Oranienburg Gelegenheit, diese Diskussion fortzusetzen. Ich war dort mit vielen mittleren Funktionären der SPD und KPD zusammen. Man war besonders betroffen über die vielen ‘Verräter’ aus ihren Verbänden. Bestürzt waren wir alle über den reibungslosen Übergang vieler Mitglieder des Rot-Front-Kämpferbundes zur SA. Ich versuchte zu erklären, wie leicht Meinungen zu verändern sind, wenn es nicht gelingt, sie fest im Menschen zu verankern, und dies kann nur geschehen, wenn sie vorher die freie und selbst gesuchte Entscheidung gehabt haben und gewohnt sind, auch diese immer kritisch weiterzuentwickeln. …

Das soziale Verhalten muß zuerst ein Lebenselement in dem jungen Menschen werden, bevor eine Ideologie mehr wert ist als ein reines Hemd, das man anzieht.”

aus: Max Fürst: Gefilte Fisch. Eine Jugend in Königsberg. München: dtv 1976 (1973), S.220/221.

11/21

28/11/2021 (1:31) Schlagworte: DE,Lesebuch ::

Wissen 2

“Am Anfang des Jahrhunderts hatten die Arbeitervereine die Parole ausgegeben: ‘Wissen ist Macht‘. Auch das erweist sich als höchst zweideutig. Das aufbereitete Wissen hindert sehr oft das Denken. Wissen ist etwas sehr Zwiespältiges. Erst mit kritischem Denken zusammen wird es lebendig. Ich habe sehr oft Arbeiter getroffen, die mit übermenschlichem Kraftaufwand sich Wissen in den bürgerlichen Schulen und Volkshochschulen aneigneten, um dann völlig erschöpft in untergeordneten Stellen der bürgerlichen Welt zu landen. Es reizten uns die Vorstellungen des 19. Jahrhunderts, an denen die Arbeiteraufklärung ebenso wie unsere Schule hängengeblieben war …”

aus: Max Fürst: Gefilte Fisch. Eine Jugend in Königsberg. München: dtv 1976 (1973), S.212.

11/21

26/11/2021 (17:41) Schlagworte: DE,Lesebuch ::

Märtyrer

“Es gibt genügend jüdisches Martyrium, und man weiß nicht, wie man je froh sein kann, wenn man sich das vergegenwärtigt. Wer aber wie ich damals dem Leben entgegenging, wollte sich nicht von Toten erpreßt sehen. Ich war schon damals instinktiv voller Abneigung gegen den Kult mit den Toten, die dazu benutzt wurden, die Lebenden in eine bestimmte Richtung zu pressen. Die Märtyrer wie die Kriegstoten werden immer von denen mißbraucht, die sich zu den Erben der Toten aufgeschwungen haben und die ja die Überlebenden sind, und hoffen, es immer zu bleiben …”

aus: Max Fürst: Gefilte Fisch. Eine Jugend in Königsberg. München: dtv 1976 (1973), S.138/139.

11/21

26/11/2021 (12:07) Schlagworte: DE,Lesebuch ::

Zehn Gebote

“Was denkt man sich eigentlich dabei, wenn der in der Welt der Schulbücher behütete Schüler die Zehn Gebote auswendig lernen soll. … Bald … hatte ich Schwierigkeiten mit dem ‘ehren von Vater und Mutter’. Das war doch unmöglich so unbesehen hinzunehmen. Natürlich konnte man es bei meinen Eltern, die mir gegenüber meistens recht hatten, aber ohne Kritik ehren, das ging mir gar nicht ein …

Nun, wenn ich den Vers mit dem Ehebrechen heruntersagte, dachte ich nicht viel dabei. Töten und Stehlen war schlecht, und ich wußte ja, daß ich das nicht tun sollte, aber wenn man nur die Schwestern bestahl, war es nicht so schlimm. Die Sache mit dem Nicht-Gelüsten-Lassen nach dem Weibe deines Nächsten war schon anders, denn das ‘Wort ‘Gelüsten’ haftete plötzlich, und es war schon wert, darüber nachzudenken., daß man nicht nur auf Marmelade und Kartoffelflinsen, sondern auch auf ein Weib Lust haben konnte. Andererseits konnte man sich unter Weib nicht so recht etwas vorstellen. Meine Mutter und Tanten waren Damen, vielleicht Frauen, meine Schwestern waren Mädchen. Die Fischweiber vom Markt konnte man kaum mit der Lust in Verbindung bringen, aber es gab ja auch Bilder in den Zeitschriften, die unten im Notenpult lagen; vielleicht waren das Weiber. Es gab viele Überlegungen, und der Fall wurde erst etwas später geklärt.

Richtige Schwierigkeiten hatte ich aber bald mit dem ‘eifernden Gott, der da ahndet die Schuld der Väter an den Kindern‘ … Mich befriedigte … bald die Feststellung nicht mehr, daß es eine Tatsache ist, daß die Kinder und Enkelkinder für die Untaten der Eltern büßen müssen. Ich sah das ein, aber ich war wohl damals zu sehr Individualist, als daß ich einen Gott akzeptieren konnte, der Kollektivstrafen verhängt. Das kam mir zu heidnisch vor. Der Fluch, der auf Ödipus’ Geschlecht ruht, ist zwar dramatisch, aber für die Gegenwart graute es mir bei dem Gedanken, von den Taten meiner Großeltern abhängig zu sein …”

aus: Max Fürst: Gefilte Fisch. Eine Jugend in Königsberg. München: dtv 1976 (1973), S.129/130.

Abb.: Udo Lindenberg: Zehn Gebote, im Internet.

11/21

25/11/2021 (18:52) Schlagworte: DE,Lesebuch ::

Körperliche Arbeit

“Die Idee, daß die Technik zur Erleichterung des Lebens gebraucht werden könnte, war kaum geboren. Dem standen auch die vielen Sprichwörter entgegen, vom ‘früh sich krümmen’ und dem schrecklichen ‘sauren Schweiß’, der eine Arbeit und auch das Leben erst wertvoll werden ließ. All die vielen Sprichworte und Kalendersprüche, die heute verschimmelt sind und zu Dutzenden unter Hohngelächter verramscht werden, wurden auf uns losgelassen. Mir jedenfalls kam das Lob der körperlichen Arbeit sehr gelegen, besonders seit ich in der Sexta war. Büffeln war für mich eine Unmöglichkeit …”

aus: Max Fürst: Gefilte Fisch. Eine Jugend in Königsberg. München: dtv 1976 (1973), S.79.

11/21

24/11/2021 (17:59) Schlagworte: DE,Lesebuch ::

Kulturelle Aneignung 1

“Im Video zu ihrem Song Blood, Sweat and Tears tanzen BTS zu flotten R-’n’-B-Rhythmen und mit Autotune bearbeitetem Gesang durch ein Museum mit griechischen Statuen. Zu Beginn versenken sie sich in das Gemälde Der Sturz der rebellierenden Engel von Pieter Bruegel dem Älteren. Am Ende küsst einer der BTS-Jungs die Statue eines Engels mit schwarzen Flügeln, um schließlich vor einem schwarzen Spiegel niederzuknien, über dem eine in Stein gehauene deutschsprachige Inschrift prangt: ‘Man muss noch Chaos in sich haben, um einen tanzenden Stern gebären zu können’ – aus der Vorrede zu Friedrich Nietzsches Also sprach Zarathustra.”

aus: Jens Balzer: K-Pop – Hallyu, ihr alle!, Zeit-online 17.11.21, im Internet.

Abb.: Erik Pauhrizi: 100% Appropriation Art, 2012, indoartnow, im Internet.

11/21

22/11/2021 (1:14) Schlagworte: DE,Lesebuch ::

Pénuries de main-d’œuvre

“Dans un domaine au moins, il n’y a pas de pénurie, celui des inquiétudes sur les pénuries. C’est a priori étonnant : les files devant les magasins, voilà une image associée aux économies planifiées. Dans une économie de marché, le prix s’ajuste pour équilibrer l’offre et la demande. Une pénurie ne peut y être que temporaire : … la pénurie devrait s’auto-corriger par une augmentation du salaire.

C’est le b.a.-ba du libéralisme économique, et laisser ce mécanisme opérer devrait être pour ses partisans une question de cohérence intellectuelle. Or, aujourd’hui, nous devons constater un double phénomène, particulièrement prononcé en Belgique : les pénuries de main-d’œuvre semblent être un problème permanent majeur pour bon nombre d’employeurs et les salaires réels dans les métiers concernés n’augmentent guère.

C’est toujours surprenant quand ceux qui détiennent les clefs de la solution se plaignent d’un problème ! S’il y a un manque de maçons ou d’infirmiers, c’est aux employeurs de rendre ces métiers plus attractifs … Et soigner l’attractivité peut signifier augmenter les salaires, mais c’est … aussi rendre le travail moins lourd pour la santé, plus aisément compatible avec la vie privée, plus ouvert aux formations et aux évolutions de carrière et plus stimulant car plus responsabilisant et plus polyvalent. …”

aus: Étienne de Callataÿ: Bonne nouvelle : il y a des pénuries de main-d’œuvre, La Libre Belgique en ligne, 19.11.21, im Internet

11/21

21/11/2021 (13:51) Schlagworte: FR,Lesebuch ::

Spaltung

“Mit maximaler Durchlässigkeit an der Blödsinnsflanke ist niemandem geholfen. Was es jetzt braucht, ist nicht mehr Offenheit, sondern ein scharfer Keil. Einer, der die Gesellschaft spaltet. Wenn davon die Rede ist, entsteht schnell ein Zerrbild im Kopf, als würde das Land in zwei gleich große Teile zerfallen. Doch so ist es nicht. Richtig und tief eingeschlagen, trennt er den gefährlichen vom gefährdeten Teil der Gesellschaft.

Sicher, es ist nicht ganz leicht, den Spaltpunkt exakt zu treffen. Liegt er zu weit außerhalb, können die Extreme weiter wachsen. Liegt er zu weit innerhalb, gehen legitime kritische Stimmen verloren. Man wird diese Grenze immer wieder neu austarieren müssen. Ein Anfang wäre ja schon, alles nicht faktenbasierte, unwissenschaftliche und staatsfeindliche auszuschließen. Falschbehauptungen sind keine Meinung, Hetze ist keine berechtigte Sorge. Wer das nicht begreift, gehört auf die andere Seite. Dann ist Spaltung nicht das Problem, sondern Teil einer Lösung. Denn nur wenn Ruhe ist vor diesem Geschrei, lässt sich geduldig reden mit denen, die nah an der Kante stehen.”

aus: Christian Vooren: Die Gesellschaft muss sich spalten! ZEIT-Online 19.11.21, im Internet

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20/11/2021 (0:36) Schlagworte: DE,Lesebuch ::
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